BIGAMIE ET ADULTERE : Il réclame au juge sa femme enceinte, de son nouveau mari

Khadidiatou Konté fait toujours rêver son mari. La preuve, après l’avoir répudiée, ce dernier a attendu qu’elle soit remariée pour revenir lui coller un procès.

MBOUR – A l’instar de leur fille, les parents de Khadidiatou Konté, qui est accusée de bigamie et d’adultère, ont écopé d’un mois avec sursis. Avec cette peine d’avertissement, l’ex mari qui continue de réclamer sa femme, se contentera donc, des 300.000 francs de dédommagement.
Il faut dire qu’on comprend aisément le désir fou du premier mari de Khadidiatou Konté de la récupérer, puisque cette dernière, est d’une beauté extraordinaire. Avec une grande taille et la finesse du peulh qu’elle est, la jeune dame a raconté à la barre, «J’ai eu le malheur d’ avoir été forcée à me marier avec Alpha Diallo qui me battait comme un âne.A chaque fois que je viens chez mes parents, ils me renvoient me demandant de persévérer».

Poursuivant Khadidiatou Konté de dire que malgré le rappel à l’ordre de ses parents, son époux ne cessait de le battre. «L’ atrocité du supplice a fait que j’ai même avorté la dernière fois, mais ses parents n’ont pas voulu que je dise la vérité aux sages-femmes qui soupçonnaient quelque chose» a déclaré la prévenue qui dit avoir été répudiée par la partie civile .

C’est donc dans ces circonstances, qu’elle dit avoir ensuite obtenu du travail à Saly, pour venir en aide à ses parents démunis. «J’ai utilisé l’argent de la dépense quotidienne pour fuir avec mes trois enfants. Comme il m’a divorcée, je me suis mariée avec Thierno Amath Faye qui m’aime bien et s’occupe bien de mes parents.»a – t-elle ajouté. Les parents de la fille ont tour à tour repris les mêmes propos.

Et c’est ainsi qu’ils ont déclaré ignorer que seul le tribunal peut dissoudre un mariage, comme le leur a souligné le juge. Entendu en dernier, le mari «trahi» a également exposé ses griefs. «J’étais l’ami de son frère qui m’a proposé de l’épouser. Depuis lors, elle ne cesse de s’enfuir pour rentrer chez ses parents sans motif» a dit le plaignant qui a rajouté que sa femme, qui a un mauvais caractère, quitte souvent le domicile conjugal.

Et comme si cela ne suffisait pas, ajoute t-il, «elle emprunte souvent des marchandises aux prix exorbitants, sans que je ne sois informé à l’avance et la dernière fois, elle a emprunté 20.000 Francs à mon insu ,quand elle m’en a parlé je lui ai dit que je ne peux pas le rembourser .C’est l’unique problème qui nous a opposé
Apparemment très remonté contre ses gendres le plaignant a expliqué au tribunal que ce sont ses parents qui l’ont empêchée de revenir. «Ils m’ont fait dépenser beaucoup d’argent, tout en sachant qu’ils ne me rendront pas ma femme, qui avait commencé à porter des pantalons» a-t-il dit à la barre.

Interpellé par le juge, notamment sur le montant qu’il réclame à sa femme et à ses parents, comme dommages et intérêts, la partie civile n’a pas voulu répondre à cette question, se limitant à demander s’il peut repartir avec sa femme. C’est ainsi que le procureur de la République a pris la parole, pour lui expliquer que sa femme est majeure et que si elle décide de le quitter, personne n’y peut rien .

C’est seulement à partir de ce moment qu’il s’est résolu à demander 700.000 Francs pour le préjudice qu’on lui a causé A l’issue de son délibéré, le juge a finalement condamné la jeune dame et ses deux parents, à un mois assorti de sursis pour respectivement adultère, bigamie et complicité. Ils devront, en sus, payer à la partie civile, la somme de 300. 000Frs.

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